JEUDI 27 MAI

Lever vers 6h15. Nous ouvrons nos rideaux sur les toits environnants. Cela ressemble aux villes tropicales en général… Nous profitons de la vue sur un petit marché, évidemment très coloré mais pas trop bruyant. Bagages, petit déjeuner copieux avec pain aux raisins, croissants… (Nous apprécions). Embarquement dans le bus pour une journée de trajet vers Miandrivazo, notre première étape vers le sud-ouest. Nous faisons connaissance avec notre premier guide N’Zahara, très sympathique parlant un français correct. Arrêt pour changer nos euros. Il va falloir s’y faire 1 euro nous permet d’obtenir 2500 et des poussières d’ariarys, nous voilà millionnaires! La traversée de la capitale se fait sans difficulté, il y a partout des marchés en bordure de rue : fruits et légumes, lits et matelas, livres… Nous retrouvons les véhicules de notre jeunesse : 2 CV, 4L, vieilles 403… etc., avec à côté de rutilants 4X4, quel contraste! Enfin nous sortons d’une longue banlieue, plutôt pauvre, aux maisons en partie délabrées ou construites sommairement. Nous voilà sur la RN 7. Il fait chaud, le soleil est bien présent, heureusement qu’il y a la clim dans le bus.

Des motards font rouler le bus sur le bas coté pour laisser passer un convoi officiel (Président ?) filant à vive allure. Plus loin le bus ralentit pour nous permettre d’apercevoir sur la colline, tout en blanc, un des palais présidentiel. Nous traversons une zone de rizières en terrasses avec des petits villages aux toits de chaume. Les zébus (les premiers… on en verra beaucoup d’autres) sont mis à contribution pour tirer les charrettes, labourer… Ils sont beaux avec leurs grandes cornes, leur bosse sur le dos et leurs couleurs variées : noir, fauve, gris, blanc… ou tacheté. Nous traversons des agglomérations assez importantes et sommes frappés par le nombre d’enfants!! D’ailleurs, à la sortie de l’une d’elle, nous croisons plusieurs centaines d’écoliers, en uniforme bleu, quittant un établissement secondaire…

Ce n’est pas étonnant, la moyenne d’enfants par famille est de 5,5. Elle est d’ailleurs beaucoup plus importante à la campagne qu’en ville! Comme nous avons pris du retard et que la route est encore longue, à 13h20 nous faisons un arrêt à Antsirabe, où nous achetons dans un supermarché de quoi faire un pique-nique. Nous trouvons jambon, fruits, fromages, conserves, pain… et même des salades en conserve d’Intermarché ou de Leader Price! Nous sommes sollicités, pour ne pas dire assaillis, par des vendeurs de toutes choses : vanille, nappes, colliers… qui ne respirent pas la prospérité ; ce sera pratiquement comme ça jusqu'à la fin du séjour. Ils sont tellement pressants, que nous avons le sentiment (confirmé par la suite) qu'il est vital pour eux de gagner un peu d'argent. Cela amènera la plupart d'entre nous à être "généreux".

Dans chaque ville ou village traversé nous rencontrons partout des marchés… on a l’impression qu’ils sont permanents. Sur les prés ou les rives sèchent les lessives du jour. Pique-nique en bordure de route, le bus stationné sur le bas côté, triangles réglementaires à l’avant et à l’arrière. Poursuite en zone cultivée avec la traversée de nombreux villages, toujours très animés, puis en zone moins peuplée, de plus en plus aride, avec seulement des cultures dans les fonds humides. 18h la nuit tombe mais une magnifique pleine lune éclaire le paysage. La route est bonne jusqu’à l’embranchement. Elle nous réserve ensuite quelques nids de poule, ponts en réfection… c'est un début! Vers 19h enfin, à la nuit, nous atteignons Miandrivazo.

Après une montée sur un chemin caillouteux et défoncé (c'est aussi un avant goût) nous voilà à l’hôtel Pirogue qui nous hébergera ce soir. Les chambres sont correctes, dans des bungalows individuels, ou en collectif, entourés d’arbustes tropicaux : bananiers, bougainvilliers, frangipa-niers… Nos lits sont munis de moustiquaires car la proximité des marécages est propice à la présence de moustiques. Repas délicieux et original : après quelques crudités mi-cuites, on nous sert des cuisses de sarcelles qui vont alimenter les discussions pour leur identification : canard ou pas canard ? Peu importe, elles sont cuisinées en une sorte de civet et c’est délicieux! Joël les apprécie tout particulièrement. Accompagnement de haricots blancs et riz (incontournable à Madagascar). Pour le dessert, des bananes flambées devant nous sont fort appréciées. Après cet excellent repas que nous avions commencé avec les apéros apportés* nous allons nous coucher.
* Le restaurateur est au fait de pratiques occidentales; il nous a facturé un modeste "droit de bouchon".
Lot II A 14 rue Jean Andriamady
Ampandrana-Ouest
101-ANTANANARIVO
Tél : +261 20 22 390 37
Fax : +261 20 22 390 37
Correspondante en France : Elisa
+33 1 42 53 71 61
Membre de l’Association des
Tour Operator de Madagascar (TopMad)
Membre du Groupement des
Loueurs de Voitures de Madagascar (GLMV)
Membre de l’Association des
Hôteliers et Restaurateurs de Tana (ASHORT)
Agréments ministériels :
003/MINTOUR/SG/DG/DADI du 06/02/2001
022/MINTOUR/SG/DG/DADI du 05/06/2001
086/MCT/SG/DG/GUIDE du 08/11/2005