VENDREDI 28 MAI

Les coqs qui se répondent de loin en loin nous réveillent de façon sympathique ! 7h, petit déjeuner agréable sur la terrasse d’où nous découvrons le paysage. Nous dominons la ville, les marécages et pensons apercevoir le fleuve au loin. C’est beau, un restant de brume estompe le paysage. Petite attente car les deux minibus prévus sont en retard. Chargement, départ à 8h15. Espérons qu’il n’y aura pas de crevaison car le pneu de la roue de secours laisse apparaître l'armature métallique! Traversée de la ville, habitat toujours majoritairement sommaire, avec des échoppes tout le long de la rue principale. Arrivée au commissariat de police pour les formalités, problème : d'après ce que nous comprenons, notre guide ne serait pas accrédité pour accompagner sur la Tsiribihina. Après discussions, quelques allers et retours et plus d'une heure, il le devient. Nous découvrons le rythme de l'administration malgache, chaque chose en son temps et du temps pour chaque chose. Heureusement, nous ne sommes pas pressés. Certains en profitent pour faire quelques achats (tongs en particulier). Passage devant une "policière" remplissage de formulaires avec demande du prénom de nos parents! Enfin, formalités remplies, nous repartons à 9h30. Après 20 km d'assez bonne route nous prenons une piste, à travers un "espèce de bush". Les minibus avancent lentement, évitant, ornières, pierres et fossés. Enfin, après 10 km de ce régime, nous voila au gros village de Masiakampy que nous traversons jusqu’à l’embarcadère où nous sommes accueillis par une nuée d’enfants.

L'affluent de la Tsiribihina est large, l’eau est marron, les berges sont pentues, la terre argileuse. Chargement des bagages. Les enfants nous crient "waza" (ça s’écrit vazaha) mot que nous entendrons tout au long de notre séjour et réclament bonbons, stylos, tee-shirt…. Mauvaise idée de notre part d’en distribuer, ça entraîne des disputes. Montée à bord par une passerelle, installation tandis que les enfants se baignent dans 50 cm d’eau tout a côté du bateau, certains nus. Le fleuve serait-il peu profond? Ce chaland est à fond plat, avec une plateforme recouverte d'une toile où trônent 3 transats. Au-dessous : longue table et bancs, séparée de la cuisine tout équipée par une cloison en bois: feux de charbon de bois, évier, où officient la cuisinière et son aide. Tout à l'arrière la "machinerie". Départ sur l'affluent puis sur la Tsiribihina pour deux jours et demi de navigation. Apéritif suivi du repas : haricots verts en salade, spaghettis et saucisses de porc et zébu avec un peu de sang, cela fait penser davantage au boudin. Pour dessert des bananes (non flambées!). Ensuite, chacun s’occupe comme il veut: lecture, sieste, farniente. Les berges défilent de chaque côté, d’abord basses puis plus encaissées et bordées de falaises calcaires, la forêt devient de plus en plus présente. La navigation n’est pas évidente; Un homme placé tout à l’avant du bateau informe le pilote des bancs de sable et lui indique ce qu’il pense être la meilleure route.

Plusieurs ensablements plus tard, dégagés par les hommes de bord poussant le bateau dans une eau peu profonde, environ 50 cm, nous débarquons vers 16 h au bord d’une falaise avec une gorge creusée par un torrent. Un gardien, une sorte de guitare à la main, nous accueille et nous amène vers de grands arbres. Surprise : un lémurien au détour d’un rocher. A notre vue, il s’enfuit, sautant à la manière d’un marsupilami pour, après quelques bonds, grimper dans le premier arbre. Nous avons alors la joie de découvrir plusieurs magnifiques lémuriens, accrochés aux branches, grignotant quelques feuilles. Silence dans les rangs tandis que les appareils photos et caméras s’en donnent à cœur joie. Nous poursuivons le sentier, passant de rocher en rocher, contournant des piscines naturelles pour atteindre un cirque où chute une magnifique cascade. La tentation est trop forte pour certains, vite les maillots et la vasque l’eau accueille nos nageurs. Un passage sous la cascade pour la douche tandis que d’autres profitent de cette eau douce et chaude. Au retour, le gardien nous raconte que lors du dernier cyclone, l’eau est montée à plus de 15 mètres, ahurissant! Retour au bateau, on traverse la rivière pour accoster sur un banc de sable où l’on nous installe les tentes, ce sont des Quechua de petite taille, aussi nous ne prenons que l’essentiel. Sur l’autre rive, au pied des falaises un tailleur de pierres! Pour qui sont-elles étant donné que nous n’avons rencontré que des habitations en pisé, en briques crues ou voire même en roseaux! Alors pour qui? Pour quoi ? Apéro, repas : daube de zébu, riz, clémentine le tout précédé d’une excellente soupe de légumes, tout cela cuit au charbon de bois. Après le repas, il fait nuit depuis longtemps, nos pilotes et guides allument un feu de bois sur la plage. C’est alors un festival de chansons, où deux formations s’affrontent. Notre jeune aide cuisinière (charmante) accompagne les musiciens de sa belle voix. Quel rythme! Un bidon de plastique pour le percussionniste (le pilote), une guitare, un instrument à corde original… et des chanteurs. Pour ne pas être en reste, Georges G sort son harmonica et c’est à notre tour. Bientôt le feu se consume, et à la lueur de nos frontales nous regagnons nos tentes. Le sable est dur et les matelas ne sont pas très épais… bonne nuit!
Lot II A 14 rue Jean Andriamady
Ampandrana-Ouest
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Correspondante en France : Elisa
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Membre de l’Association des
Tour Operator de Madagascar (TopMad)
Membre du Groupement des
Loueurs de Voitures de Madagascar (GLMV)
Membre de l’Association des
Hôteliers et Restaurateurs de Tana (ASHORT)
Agréments ministériels :
003/MINTOUR/SG/DG/DADI du 06/02/2001
022/MINTOUR/SG/DG/DADI du 05/06/2001
086/MCT/SG/DG/GUIDE du 08/11/2005